Luc 8 : 41-42, 49-55
Préambule
« Pour tous ceux qui vivent il y a encore de l’espérance ; et même un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort » déclare la Bible en Ecclésiaste 9 : 4.
Le maître mot pour garder espoir et demeurer dans l’espérance s’appelle la foi. Cependant lorsque l’angoisse se mêle à la peur, et que le désespoir s’installe, la foi court le risque de faillir. C’est là que le secours divin s’avère indispensable sachant que dans le même temps des voix de découragement, contraires à notre espérance, peuvent s’élever contre notre volonté de triompher, de nous maintenir debout.
Il y a donc lieu de retenir qu’on ne s’éteint pas, on ne sombre pas comme ça, incognito, sans sonner de la trompette, sans crier secours ! Car dans le processus de l’échec d’un programme ou de la mort d’un projet, il y a d’abord en amont perte d’espoir, défaillance de la foi.
Dans l’histoire contée dans ce passage, Jaïrus, faisant recours à Jésus, se présente à lui dans un état d’extrême désespoir pour la cause de son unique fille malade à l’agonie.
Il convient de comprendre qu’en l’état des choses, Jaïrus et son unique fille forment une osmose telle que l’un ne peut vivre sans l’autre, en sorte qu’on peut se permettre d’affirmer qu’il y a en Jaïrus une partie de lui (sa fille) qui est malade alors qu’une autre (lui-même) se bat pour la guérison.
Au moins quatre leçons à retenir de cette histoire de Jaïrus
Première leçon : Ceux qui se battent pour notre destinée
Il y’aura toujours une personne qui se battra pour toi, que tu voies ou non, que tu saches ou non, que tu sois connecté ou non à elle. Dieu a orchestré ta vie de sorte à disposer des gens qui prient pour toi, ou mieux, qui combattent pour toi dans la prière. Non pas parce qu’ils connaissent nécessairement ta situation, mais juste parce qu’ils ont conscience que tu as besoin de la grâce de Dieu…
Prenons un instant et disons merci à Dieu pour ces personnes qui ont cru en nous, qui se sont battu pour notre vie, qui ont créé un environnement approprié pour notre épanouissement alors que nous en avions besoin et que nous étions en train de mourir.
Pendant que Jaïrus se battait pour sa fille, il devait aussi considérer que Jésus était fortement sollicité au moment même où il Lui demandait de venir chez lui pour guérir sa fille. Alors que celle-ci luttait entre la vie et la mort, Jésus était retardé à guérir d’autres personnes. Et malgré cet apparent retard dans la marche vers la maison de Jaïrus, Jésus n’a pas manqué d’encourager cet homme dans le combat qu’il a entrepris de sauver sa fille, en fortifiant sa foi, suite à l’annonce de la mort de celle-ci par un de ses proches.
Il y’a tellement des fois où nos rêves, visions (qui font partie de nous), passent de l’assurance au malaise, du malaise à la maladie et de la maladie à la mort pendant que nous essayons de privilégier les autres, de faire en sorte qu’ils se portent bien, qu’ils réalisent les leur.
Deuxième leçon : Des voix contraires pour nous empêcher d’approcher Dieu (Luc 8 : 49)
Alors que Jaïrus est en présence de Jésus, il y’a là cet homme qui vient lui dire crûment : cesse d’importuner le maître car ton rêve (ta fille) est mort. Quel coup de massue !
Il y aura ainsi, toujours, des voix qui essayeront de nous décourager, de nous dissuader, de nous convaincre de ne pas aller vers notre destinée, vers la solution à notre problème, vers la guérison dont nous avons besoin, ou qui essayeront de nous convaincre que tout est perdu, que rien ne marchera.
« Je déclare donc sur ta vie, qu’une telle voix, qui te tourmente, t’oppresse, te stresse, et qui s’oppose à ton bien-être, s’arrête de se faire entendre et se taise à jamais, au nom puissant de Jésus-Christ ».
Du reste, il est temps et impératif pour nous d’aller en guerre contre le diable, contre les dévoreurs de notre destinée.
Il est temps d’arrêter d’être naïf, modeste ou crédule, et d’aller en guerre contre tout ce qui nous combat, tout ce qui nous défie. Celui qui a perdu son rêve, sa passion, son but, doit pouvoir lutter pour le voir revenir à la vie, car avec Dieu et ta foi tout est possible !
Personne ne doit pouvoir te convaincre d’être ce que tu n’es pas. Ils peuvent dire que ta vision est morte, mais toi, retiens que Jésus est la résurrection et la vie. Ils peuvent te dire que tout est fini pour toi, mais toi, ne t’inquiète de rien car Jésus est au contrôle et rend toutes choses nouvelles.
Il y’a des gens qui ne savent pas qui ils sont. Parfois nous prions pour le changement mais Dieu attend que nous puissions réaliser que nous sommes nous-mêmes ce changement, cette source de bénédiction pour les autres. Si tu décides d’être en feu, tout ce qui est autour de toi sera également en feu. Sois donc en feu pour ta famille, ton travail, ton église, ton mariage, ton ministère, ta destinée, etc.
Il faut reconnaitre et croire que Dieu n’est pas un homme pour mentir ni fils d’un homme pour se repentir, qu’Il n’est pas impressionné par tes diplômes, ton éducation, ton statut social, ton compte bancaire…, mais qu’Il est plutôt impressionné par la pureté de ton cœur, par ton adoration et ta louange, par ta foi, par comment tu te mets à genoux, comment tu te prosternes confessant sa seigneurie dans ta vie et ta dépendance totale vis-à-vis de Lui.
« Seigneur si tu ne fais pas, personne d’autre ne fera. j’ai besoin de toi, comme jamais auparavant. Il y’a quelque chose de malade en moi, et j’ai besoin d’être guéri, alors guéris-moi. Je suis fatigué de flirter avec toutes ces choses, ces situations, qui essaient de m’engloutir, de me tuer. Fais-moi perdre le goût de toutes choses vaines afin que tout ce que je désire ne soit que justice, sainteté, droiture, vérité et intégrité. »
Troisième leçon : Combattre les voix autour de nous (Luc 8 : 50)
Jaïrus devait combattre la voix du désespoir, de l’abattement qui lui disait de ne plus importuner le Maître Jésus.
Plusieurs personnes aujourd’hui ont arrêté de prier, voire de croire, pour cause d’autres gens (d’une influence extérieure), et ont fini par perdre espoir sur ce que Dieu peut faire ou est capable de faire. Mais elles ne réalisent pas que Dieu laisse souvent des situations telles qu’elles sont pour que nous apprenions et sachions qu’Il est le Dieu multi systèmes, tout-puissant, maître des temps et des circonstances, et qu’Il fait ou permet tout pour un but.
Jésus sait pourquoi il a permis que la fille meure ; le but était de la ramener à la vie, et révéler ainsi à tous une autre dimension de sa personne et de sa gloire.
Tu as arrêté de prier parce que tu as perdu ton emploi ou parce que le mariage tarde à venir, etc. Il est temps de te lever et de t’engager de nouveau à harceler, à enquiquiner le maître. Il est temps d’arrêter d’aller à l’église juste pour l’apparence, mais d’y aller parce que nous devons exalter, magnifier, servir, importuner le maître avec désintéressement, et pour des buts bien nobles.
Refuse de croire que ton rêve est mort ou puisse mourir. Dieu ne t’a pas donné ce mariage, cette vision, ce ministère, cette opportunité ou cette seconde chance pour que tu t’asseyes et que tu regardes avec indifférence cela mourir. Les statistiques peuvent te disqualifier, ton âge ou ton statut social peut signifier quelque chose par rapport au monde, mais nous, nous servons un Dieu faiseur de miracles, frayeur de chemins, même dans le désert. Il l’a fait pour plusieurs depuis les temps anciens et le fait encore à ce jour ; alors attends-toi à recevoir, toi aussi, ton miracle.
Et, si Dieu peut se permettre de tuer quelque chose en nous, c’est tout simplement parce qu’il a quelque chose en réserve de mieux pour nous, ou simplement qu’il veut ramener à la vie en nous.
Alors, que cela change la façon dont nous percevons et acceptons les ‘’non’’ de Dieu. Quand on reçoit et comprend un ‘’non’’ de Dieu, on ne peut être triste, on le célèbre, on lui rend grâce avec reconnaissance. On réalise que Dieu a quelque chose de mieux qu’il veut nous donner ou faire avec nous. Alors on le célèbre quand on reçoit un non, car on est à un pas du oui qui est attaché à son nom.
Tout ce que Jaïrus devait faire était de croire seulement. Jésus savait à l’instant ce qui se passait dans le cœur de Jaïrus. Et, avant qu’il n’exprime ouvertement sa douleur, Jésus a libéré une parole pour combattre ses pensées meurtries : « ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée ».
Tout ce que Dieu attend de nous c’est de tout simplement croire en Lui, en sa parole, c’est-à-dire de manifester la foi. C’est pourquoi il faut s’entourer des personnes qui ont la foi.
Quatrième leçon : Vivre en privé et dans l’intimité divine son miracle (Luc 8 : 54)
Jésus alla chez Jaïrus, dans sa maison, et dit d’une voix forte : jeune fille, lève-toi.
Selon l’histoire, nous comprenons que ce n’était pas un miracle pour tout le monde, mais pour la famille juste. Il y’a des miracles que Dieu fait qui sont visibles aux yeux et à la connaissance du monde, donc de tous, et il y’en a de ceux qui sont le partage juste des gens qui nous sont connectés, des gens qui nous sont proches ou intimes ; c’est Dieu Lui-même qui décide et sélectionne lesquels ont besoin de voir le miracle de Dieu dans notre vie, lesquels ont besoin d’être témoins de la résurrection de cette partie de nous qui était morte.
C’est la raison pour laquelle en entrant chez Jaïrus, Jésus a demandé à tout le monde de sortir à l’exception du père, de la mère et de trois (03) de ses disciples. Tout ce que Dieu fait pour nous n’est pas toujours pour que le monde voit, mais parfois juste pour nous-mêmes et nos proches.
Laisse donc Dieu redonner vie à cette passion morte en toi, à ce rêve mort, à cette vision détruite.


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